Le chant des oiseaux a chassé l’obscurité
À la rencontre du sommet
Réveillé avec une heure de retard, je me dis déjà que je vais en baver. Tous les conseils que j’ai lu indique qu’il faut partir tôt.
Tant pis ! Je remplis gourdes et bouteilles. De mes 6L, je prends environ 3L36 d’eau.
Puis je descends à la réception où l’on me propose un « tinto » (café noir, à ne pas confondre avec le « café » qui est au lait). je leur donne mon surplus d’eau.
Leur café instantané n’est pas mauvais. Ça vaut la peine d’être noté :)
Je prend la route que l’on m’indique. Mon GPS me fait prendre la bonne voie qui se déroule comme sur un fil. Que c’est un plaisir de marcher sur cette autoroute du piéton. Ici on peut pleinement profiter du paysage sans préter une attention constante où l’on met les pieds.
Seule mauvaise nouvelle, aujourd’hui le soleil montre le bout de son nez ! Je perds les eaux bues la veille à grande vitesse, et quand j’écris cela je ne sais pas encore à quel point cela va être vrai. Je l’écris alors qu’ici je n’en ai qu’un avant-goût.
En moins de une heure et demi, je parcours les trois cinquième du trajet à vol d’oiseau (10km) qui me séparent Villanuava de Jordán et arrive au près d’un sommet le Alto Maria.
Cette avancée rapide me fait fait dire que le temps du trajet à peut-être été exagéré. D’un autre côté, Jordán est au fond d’un canyon que je ne vois point encore et qui peut me réserver bien des surprises.
C’est donc là, au abord du sommet, tandis que je mangeais, que me rejoignent deux personnes dont le nom restera un mystère.
Ce couple d’Australiens séniors a initié la même randonnée que moi depuis Barichara la veille. 30 minutes devaient nous séparer hier.
Aujourd’hui, ils prévoient de remonter jusqu’à Los Santos malgré l’heure tardive. Ça peut être bien de les suivre, la companie est stimulante.
En Australie, ils habitent un petit village, près de la côte Ouest (à 10 minutes), à quatre heures de Brisbane et cinq de Melbourne (ou l’inverse).
Ils parlent tous deux l’espagnol et le monsieur connait encore suffisament le français pour me dire qu’il a passé quelques années à travailler dans une ville près de Reims (en Champagne).
Nous parlerons essentiellement espagnol, et anglais quand les mots ou l’eau nous manquera.
Le monsieur me dira que la peluche suspendue à l’arrière de mon sac est australien avec un cri très étrange dont il fait l’imitation.
La descente
Le chemin se poursuit tranquillement et nous permet de faire davantage connaissance.
Arrivé près de El Pozo, la route devient plus difficile. On croise vaches, poules, chèvres et autres.
Puis, le chemin nous offre enfin une vue du canyon, vue magistrale, immense.
Il est difficile de dire à quel point cela est joli et, en même temps, terrifiant : Los Santos est en haut, sur l’autre versant. Encore invisible, mais tellement devinable.
Après un petit en-cas, après quelques photos, on reprend la descente tranquillement le long d’un chemin sinueux, rocailleux, parfois étroit.
Quelques beaux points de vue nous permettent de prendre de belles photos.
Puis on descend encore, et plus on descend, plus la température monte ; la vallée retient la chaleur et nous le fait comprendre.
Bien qu’il restera toujours de la végétation, celle-ci évolue : les cactus deviennent courants, des plantes accrochent à mon pantalon leur petite boule hérissée de pointes qui percent ma chère.
Enfin le sentier se recouvre de plein de légers cailloux glissants. Régulièrement je dérape. Puis une fois, je glisse, me rattrape une fois, deux fois, trois fois avant de me coucher sur le sol. Une pierre me perce légèrement la main. Je remonte le bandana qui couvrait mon poignet sur la plaie pour faire pression.
Ma gourde de 2L s’épuise quand on atteint le plat.
Enfin Jordán. Il est 12h15.
Jordán
Jordán, village à moitié fantôme permet de nous ressourcer à l’ombre d’un kiosque. On mange un morceau, on boit.
Je recroise une personne que j’ai vu hier à l’hôtel. Elle me salue et m’explique qu’elle va de village en ville pour faire de la propagante politique pour les prochaines élecctions.
Une fontaine permet de nous rafraîchir, de noyer mes bandanas que je superpose sur la tête.
Les australiens choisissent de repartir de suite. Je leur dis que ça va être difficile. Il l’accepte et nous repartons.
La monté
Je dirais juste que l’on a bavé, que le 1L360 qui me restait ne fut point de trop, que les pauses furent nombreuses. Bref, un trajet de 2km à vol d’oiseau avec un dénivelé positif de 900m sous une chaleur étouffante.
À mi-hauteur, nous croisons des pavés qui forment une gouttières avec de l’eau qui s’écoule. Je regorge à nouveau mes bandanas puis nous repartons.
À qu’ils firent du bien les courants d’air frais qui nous attendaient sur les hauteurs, les arbres offrons de leurs branches un espace ombragé.
Los Santos
15h. TODO (eau)
La route
TODO (vue + chauffard)
La soirée
TODO (français + resto)






















































































































































































































