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Tayrona - Les Caraïbes Les Caraïbes, tout simplement

Sommaire

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  • La Playa inconita
  • La route

Good morning

Cela fait déjà plusieurs jours que je suis avec le même groupe et je le quitterai bien pour les laisser davantage entre eux et faire également d’autres rencontres. Ils ont toutefois choisi d’aller également à Tayrona.

Histoire de goûter à la plage, histoire de se reposer du Cocuy.

Je commence en solo, par prendre de l’argent, pour ce parc réputé cher avant de retrouver nos fameux amis dans le hall. Il projette d’aller au marché pour prendre des vivres, ce qui est une excellente idée. Je les accompagne et on fera finalement la journée ensemble !

Les courses faîtes, le petit déjeuné pris, ils s’aperçoivent qu’ils n’ont pas assez pour le séjour. La journée commence par une quête d’un distributeur automatique. Les directions fournis par les personnes rencontrées nous font faire une boucle. Face à ce constat, on décide de prendre une valeur sûre bien que plus loin : les banques à proximité de l’auberge. J’ai l’impression que Laura fait de l’effet chez mes amis : peu ont conservé le sens de l’orientation : je prends donc les devants et trace. Puis retrace vers l’intersection des 11 et 11 (non, on ne parle pas de foot), en repassant encore au même endroit.

Là, un collectivo s’apprêtait justement à décoller.

L’entrée du parc c’est le visionnage d’un film, la caisse, une fouille incongrue qui occultent des pans entiers de mon sac tout en allant dans le détail de certaines parties. Il faut aussi avouer qu’une fouille détaillé aurait pris du temps.

Suite à cette fouille, je dois laisser mon couteau à l’accueil. Je ne parle pas du Laguiole qu’ils n’ont pas vu mais du Geiber.

La Playa inconita

Ça coûte 3 000 pesos pour prendre le bus jusqu’à Cañaveral, soit 1€. On passera notre chemin préférant la découverte pédestre du parc. On aurait pas dû. Cette partie ne foisonne pas d’êtres vivants qui nous intéresse, et le chemin est un tantinet long.

C’est donc avec joie que nous abordons la première plage qui se présente à nous. La plage sans nom du camping Castilletes. Une plage vierge de toute autre présence.

On s’amuse à pénétrer, à survoler, à se laisser porter par les beaux rouleaux qui s’abattent sur la côté sauvage. Il pourrait y avoir des requins ici mais il y a plus de risques de mourir assomer par une noix de coco en traversant le camping.

On mange de délicieux fruit : avocat, pitipaya (fruit du dragon), maracuya (fruit de la passion). L’avocat est une tuerie.

Je crois que cette plage reste l’un de mes meilleurs souvenirs de Tayrona.

La route

Ici gît un camping, mais point notre camping. Ma soif d’exploration me pousse à aller jusqu’à Cabo San Juan et je ne suis pas le seul. Nous reprenons donc le chemin.

Le chemin est bien balisé, bien façonné de planches, de cailloux avec une pointe de bitûme. Sur le chemin vers Arrecifes la seconde plage, on croise un clan de singes. Il fait toutefois chaud et les réserves d’eau fondent.

Nouvelle fouille à Arrecifes ! Les gardes sont vraiment sympas. Deux petits indiens discutés avec eux. Quand je pense que ces gamins se baladent avec une machète qui fait la moitié de leur taille et que l’on m’a privé de mon couteau et de ma liberté de tracer un autre retour…

Jus et repas à Arrecifes. Le bar possède un lave vaisselle redoutable : un perroquet qui protestera avec vigueur si vous l’interrompez.

Reprise du chemin. La plage d’Arrecifes est aussi belle que dangeureuse : la baignade y est interdite avec un panneau indiquant : « Ici, 100 personnes se sont noyées, ne faîtes pas parti de cette statistique ». Je ne sais pas s’il y a que moi que cela choque, mais il me semble qu’il me manque quelques choses pour obtenir une statistique. Est-ce que cela fait la même impression, chez les grands statisticiens quand on leur donne une statistique sans marge d’erreur ? J’en ai pas sous la main, vous demanderez pour moi.

Et sous les yeux, j’ai une immense langue de plage prise entre la mer et un étang logeant des oiseaux au nom inconnu.

Derrière, une autre plage, dans un début d’anse, est toute aussi interdite à la baignade. Elle semble offrir avec sa modestie, une intimité et un charme tout aussi ravageur. Le soleil décline.

Derrière, une autre plage, dans une début d’anse, permet enfin d’embrasser les flots. Une barrière de rochers, au loin, semble fermer, en pointiller, cette anse. Vu l’heure, ce sera un rendez-vous manqué : anse, je ne poserai ma tête au creux de tes vagues. Anse sacrée des Tayrona, on se reverra.

Nouveau chemin, assez court qui plonge dans le camping. On s’installe. Je poursuivrais la soirée en solo, à titiller les flots, à me rassasier puis à achever un ouvrage qui m’intriguait au rythme des vagues.

Je regagne dans l’obscurité ma tente, en obstrue l’entrée de ma moustiquaire, puis plonge.

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Publié

16 sept. 2015

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journal

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