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San Gil Tout baigne

Sommaire

  • Por la mañana
  • Por la tarde
  • Por la noche
  • Por la mañana
  • Por la tarde
  • Por la noche
Mais, vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de
mauvaise situation.  Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui
avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres…

Et des rencontres, j’en ferai un nombre, nombreux, dans les jours qui viennent.

Après une écriture tardive du blog, une organisation des activités locales, j’en arrive à l’activité du jour.

Por la mañana

Dans la cuisine, je fais la connaissance de Phil, un allemand avec lequel je discute un peu. Il prévoyait de faire la vallée del Cocuy mais une maladie l’en a empêché et il se repose tranquillement pendant que son frère va conquérir les sommets.

Dans le bus qui nous emmène, je retrouve toujours les mêmes allemands qu’à Villa de Leyva (oui, toujours eux !!), et d’autres allemands (décidement). Il y a également une australienne !

Dans ce bus qui nous emmène, je fais mon asocial et profite du paysage pendant que les autres discutent (en allemand essentiellement). J’aurais l’occasion de prendre ma revanche plus tard.

Le canyon Suarez se découvre peu à peu.

Por la tarde

Sur le lieu d’arrivé, on attend un autre bus qui ne tarde à arriver. Il en débarque d’autres personnes et le matériel nécessaire (Zeugma inside).

Équipement, instruction de pilotage, de sécurité, … La scéance est longue mais on couvre l’ensemble de la question. Et j’ai le privilège (?) de servir de cobaye pour les instructions sur terre.

Il est tant de faire des groupes et d’y aller.

Parmi les groupes présentes, l’un deux semble émettre régulièrement des mots familiers, des mots en français. De manière assez discontinu toutefois.

Mon instinct grégaire me pousse à les aborder et effectivement, il y a bien quatre français - soit deux couples - dans le lot :

  • Zoé
  • Raphaël
  • Anna
  • Alex

Les deux premiers sont architectes et sont partis pour un voyage similaire au mien mais avec quantité de nuances.

Nous voguerons donc ensemble aujourd’hui. Ensemble, avec l’australienne et le maître d’équipage. En anglais, en espagnol avec une pincée de français.

Les rapides sont bons, l’eau est excellente. Nous n’avons que la hâte de quitter le navire pour rejoindre les flots sauvages. Flots que nous finirons tous par embrasser de gré ou avec un peu d’aide.

Et déjà, la fin. Un en-cas d’apparence maigre nous rassasie. L’occasion de bien discuter une dernière fois et c’est l’heure de partir.

Oups, j’ai oublié de me changer. L’australienne non plus. On fait attendre le bus quelques minutes, puis nous voilà reparti.

Dans le bus, je discute un peu, somnole beaucoup.

Por la noche

Début de soirée tranquille à ne rien faire que laver le linge et essayer de préparer des lendemains meilleurs.

Puis la faim s’installe alors je choisi d’aller dehors, interrompre cet appetit naissant. Il y a toujours les mêmes allemands qui rodent ici mais je choisi d’aller seul au restaurant « El Maña ». Qu’ils aient un peu d’intimité.

Après une tentative désespérée de comprendre la serveuse, je prends du « cerdo ». Je me rappelerai plus tard que cela signifie « porc ».

À peine servi, les allemands débarquent dans le restaurant à quatre. Ainsi Tobias et Anna auront encore sacrifié leur intimité.

Ne me voyant point et n’ayant guère suffisament de place à leur proposer, ils prendrons une autre table.

Un autre groupe de quatre, d’apparence familière, les succède de quelques minutes et prennent une autre table.

Le repas se poursuit… Arrive le dessert, puis l’australienne, seule.

Kisten s’installe à ma table et on discute pas mal. Venant des alentours de Melbourne, elle a déjà bien entâmé un voyage de 9 mois à travers l’Amérique centrale et a commencé l’Amérique du Sud. Le temps lui manque : elle a prévu de rejoindre sa sœur au Pérou vers la mi/fin septembre. Elles suivent momentanement des trajets différents.

Alors que nous regagnons nos auberges respectives, je croise les deux derniers, Alex et Anna, qui cherche « El Maña ».

Tout en discutant, je leur indique où c’est. La discussion ne voulant s’achever, je passerai le repas avec eux, avec une simple limonade.

Alex est une personne qui m’en voudra car je ne sais me rappeler, après quatre jours, ce qu’il fait et Anna estudiante en design de sectes… Un couple qui prend du bon temps dans ce joli pays pour quelques semaines. Ils s’envolent demain pour Santa Marta.

Alors que nous regagnons nos auberges respectives, je ne croise personne et me dis qu’enfin je pourrais aller dormir.

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Publié

4 sept. 2015

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