Le jour
En ce jour, j’ai posté beaucoup.
J’ai posté beaucoup car j’ai dédié cette journée à l’écriture. Celle de ma randonnée de la veille.
Tandis que mes doigts arpentent tendrement le fin clavier qui me fait face, les cellules de mes jambes, de mes bras font la sieste, tranquillement sur la terrasse qu’enlace l’auberge et la ville. C’est aussi jour de diète après le repas un poil gargantuesque de la veille.
Je commence par me demander puis vous demander ce que demain me réserve car je suis partagé. Un clapotement interrompt le paisible écoulement de la fontaine : un des poissons qui y gambadent a brisé la surface des flots. Ils recommenceront plusieurs fois. Dans ce cadre paisible, cette sympathique auberge, je ne suis pas la seule personne studieuse : notre ami mexicain, de retour de Villa de Leyva, est aussi pleinement dévoué à son livre.
Un américain qui passe me lance un « geek » à la vue de mon espace d’écriture : le poste déployé, la tasse de café à côté. Il est pentester !!
Le mexicain fait une pause pour caresser sa dernière femme et nous offre de douces mélodies de guitares.
L’heure tourne et je rédige billet sur billet, met les photos en ligne. Avec cette question toujours en suspend : que me réserve demain. Quel bus prendrais-je ?
Je recroise les français de la veille. Ils ont fait du parapente. Ils partent manger. J’écris.
La soirée
Sur les coups de 20h, je me laisse entraîner par l’activité local
nationale : le Tejo.
Toute l’auberge y participe : les français. Nathan… notr hacker, l’australien
(qui occupe également le dortoir),
la bavaroise qui dors au dessus de moi, le mexicain, et d’autres…
Pour la première manche, je fais équipe avec Christie, une colombienne qui dit jouer pour la première fois et entame sa carrière à l’auberge ! Maria, la bavaroise et Nathan…
On joue contre les autres français. La partie est serrée. On gagne, on perd, on boit. C’est le jeu !
L’après-soirée
De retour à l’auberge, on se pose, les français, Maria, l’australien (Adam!), le mexicain auprès du jacuzzy.
Elle ressemble à n’importe quelle soirée : on y parle de nos plans, de nos itinéraires, de soi. Le mexicain est fidèle à lui-même et à ses histoires.
Le jacuzzi est retord et se laisse difficilement dompter : l’eau y est
trop chaude. L’ambiance suit. On trinque entre room - mates.
Les français ont décidé d’aller randonner dans le Cocuy. Ils invitent Maria. Elle m’invite : On ira à six, demain en fin d’après-midi.
Tant pis pour les résultats du sondage,
Tant pis si j’ai encore une demi-journée à tracer. Demain. Sans idée.
La soirée continue chaleureusement avant d’être interrompu par le tenancier, nous ferions trop de bruit :/ …










