Carnets de voyages
  • Accueil
  • Bestiaires
  • CGU
  • Itinéraires
  • Le Monde
  • Catégories
  • Étiquettes
  • Archives

Laguna Iguaque La tête dans les nuages

Sommaire

  • Réveil
  • Petite introduction
  • Le sentier
  • Le sacre
  • La descente
  • Encore un petit pour la route
  • Réveil
  • Petite introduction
  • Le sentier
  • Le sacre
  • La descente
  • Encore un petit pour la route

Réveil

Le réveil sonne. La tête endormie je l’éteints, fatigué de mon voyage de la veille.

Sursaut à 6h20, je suis en retard. Le rendez-vous avec les allemands est à 6h30. Rapidement, j’enfile des affaires propres, prends mon sac prêt de la veille. Quelle idée de vouloir tenir un blog : non seulement je n’ai pas eu le temps de réellement écrire, juste jeter des notes ; mais en plus, j’ai eu une petite nuit.

Objectif du jour : le lagon sacré Iguaque.

Hier, avec l’annonce de la fin de l’incendie, l’ouverture du parc est à nouveau envisageable. Si on arrive tôt, la route ne sera pas bloqué. Bref, c’est un coup de poker ou je finirai la journée à Raquira à faire du shopping et envoyé un colis vers la France pour me délester du surplus. En plus, tout le monde dit que c’est une randonnée facile, qu’il y en a pour deux heures ; si je suis suffisament rapide, je pourrais partir pour la prochaine destination dès ce soir.

Bref, il est 6h30, je ne vois personne au lieu de rendez-vous. Bon, je n’avais pas été clair sur mon intention de venir hier ; j’étais épuisé. Ils ont dû partir. Je vais le plein d’eau (~2.5L) et je m’en vais vers -l’inconnu- la gare routière, à un petit kilomètre de là.

On se retrouve là, où il m’avoue qui sont partis plus tôt. 1km, cela peut être long :) .

Petite introduction

Après une monté sans soucis vers les massifs, sur une route qui rentrait belles les routes ukrainiennes, le bus nous lâche sur un chemin. Point d’entrée vers la randonnée et le parc national.

Après avoir fait le tour de nos vies respectivent, j’apprends que mes compagnons de route se nomment Anna et Tobias. Il n’est jamais trop tard pour les présentations. Et j’avoue que dernièrement, je finis souvent par cela.

Bref, on croise un fermier légèrement euphorique qui vient nous saluer en chantant ou avec un accent fort étrange puis nous arrivons rapidement à l’entrée du parc.

Passage à la caisse, fourniture d’un numéro de téléphone, conseils ; on ne rigole pas avec les parcs nationaux ici. Et déjà je révise mon projet pour la journée quand elle nous indique qu’il faut garder au moins 3h pour le retour et que le dernier bus est à 16h. Je pense que je passerai un jour de plus dans cette contré. C’est également l’occasion pour moi d’exercer mes talents de linguistes, les allemands ne parlant pas (encore ?) espagnol, je fais office de traducteur espagnol- anglais (oui, je ne parle pas (encore ?) l’allemand.

En route pardis.

Le sentier

Nous commençons donc tranquillement cette randonnée à travers la jungle, le long d’une petite rivière avant de surgir dans une grande clairière où une grande batisse de bois fait dortoir et restaurant.

Derrière seulement commence la randonnée avec un panneau qui donne des chiffres auxquelles je ne prette sûrement pas l’attention qu’il faudrait.

Je remarque juste qu’il y en a pour 4km pour aller au lagon et qu’il estime entre 3 à 4h pour l’aller et entre 2 à 3h pour le retour. C’est fou comment les chiffres changent.

Bref allons-y. Dans la jungle, la piste est bien marquée mais difficile : elle est un enchevètrement de cailloux, de racines, de feuilles, de branchages et de terres faconnées par l’écoulement des eaux. Si elle reste faisable sans les mains, elle sait se faire apprécier quand elle nous offre des plats.

Le parc est réputé pour sa végétation et ses animaux. On n’aura pu y admirer que la première. Les seconds se cachent ou sont de seulement des insectes :( .

L’air y est agréable : légèrement humide est parcouru d’une bruine très fine dont j’avais déjà goûté à Bogotá. C’est quelque chose de plus léger qu’un brumisateur mais vous sentez quand même de temps à autre qu’il y a des gouttes qui atteignent votre peau. Peau que j’avais légèrement découvert pour finir le surplus de crème solaire que j’avais eu.

Le manque d’oxygène a ceci de fourbe que vous ne sentez pas son absence, vous êtes juste épuisé très rapidement et cela nous oblige à faire régulièrement des pauses. Puis mine de rien, la piste nous oblige à une attention constante et elle monte.

Arrivé au col, je me dis que c’est fini, que le lac doit être juste derrière.

Et là, plouf ! Une belle averse nous tombe dessus. J’enfile mon poncho et regarde à nouveau le chemin. Il prend la ligne des crètes, tout droit vers un sommet qui se perd dans les nuages. La vue est mauvaise. La pente est raide. Un panneau indique que l’on est déjà à 3250m d’altitude.

Là en 300m, en 20 min, on arrive à 3600m d’altitude. Il pleut toujours, il y a de belles rafales de vents mais cela reste des conditions acceptables. Le vent sait s’adoucir quand il vient lécher les flancs de la montagne. Il faut toutefois redoubler de prudence, les pierres ne sont pas toutes stables, et sont glissantes.

Le chemin est enfin appréciable, agréable : un sentier presque plat qui nous fait tourner autour d’un sommet qui se cache bien. Le bas de la montagne se perd également dans la brume : on se croit flotter. La pente est parfois raide mais le sentier bien délimité me garde du vertige.

Et finalement, nous y arrivons à ce lagon.

Le sacre

On mange rapidement un morceau, ce qui se traduira par deux verres de céréales (n’ayant pas trouvé de barres convenables, j’ai pris une boîte pour les petits déjeuner).

Le temps y est presque glacial, Les nuages, ou nappes de brouillard défilent autour de nous sous le vent ininterrompu, sur ce passage imposé par les sommets voisins.

Dans ce temple de dieux anciens, je n’entendrai, ni ne verrai à travers le chaos ambien, ses représentants. Il me subtilisont seulement mon bracelet favori en guise de droit de passage ou d’offrande. En redescendant, la pluie cesse rapidement, l’offrande a dû leur convenir.

La descente

Au loin, on peut même apercevoir la vallée d’où nous sommes venus bercée par le soleil tandis que les nuages forment toujours une ombre menaçante au dessus de nos tête. Nous poursuivons et un bain de soleil nous accueille à la sortie de la jungle.

Le retour entre le début du sentier et l’arrêt de bus nous parait interminable, Beaucoup plus long que dans nos souvenirs que les magnifiques paysages observés ont balayés..

Il y en aura pour 2km puis 1h20 à attendre le bus de 16h. En chemin, nous recroisons le jeune fermier de ce matin. Il ramène son frère de l’école. En attendant le bus, je regarde notre altitude sur le GPS : 2600km. Bref, une petite randonnée de 12km avec 1km de dénivelé totale. Quelque chose de facile ici :) (il indique quand même qu’il faut une bonne condition physique). En attendant le bus, j’écris ce texte. En attendant le bus, … En attendant le bus, j’observe les sommets d’où nous venons. Ils sont baignant d’un beau soleil. Les dieux ont dû apprécié l’offrande, je l’avais façonnée moi-même…

Encore un petit pour la route

Quand, c’est fini, cela continue ! Quelle idée d’avoir pris une auberge de l’autre côté de la ville, sur les hauteurs. Encore 1km de marche.

Et ce n’est pas fini ! Une fois refait, je me dis que le super plat du restaurant n’est pas de trop pour terminer cette soirée. Et le restaurant indique fermé. Il y a peut-être un lien avec la petite coupure d’électricité qu’il y a eu juste avant et les travaux dans le local à côté. On propose de nous livrer des plats d’un restaurant. Pizza, lasagne, prix excessif, c’est non ! Après avoir demandé conseil auprès du conteur mexicain. (normalement, je devrais le revoir ici à San Gil d’où je tape mon texte, je lui demanderai comment il s’appelle), on nous indique un restaurant typique juste à côté de la gare routière, la Tendia de xxxta

Ce fut vraiment un régal et un vrai repas pour quelques dollars et 2km.

N’hésite pas à partager cette article via Courriel

Commentaires
Commentaires gérés parDisqus

Publié

2 sept. 2015

Catégorie

journal

Étiquettes

  • Colombie 36
  • randonnée 16

Articles associés

  • Cocuy - La préparation Négocier avec l’altitude
  • Cocuy - Lagunillas Une promenade de santé sur les terres du Crétacé
  • Cocuy - Laguna grande Plein les yeux, plein la vue
  • D’un vol à un autre Savoir rebondir
  • Medellin Jour en demi-teinte
  • Carnets de voyages - Recueil d’histoires, de pensées, de rencontres…
  • Site géré par Pelican. Thème : Elegant par Talha Mansoor & Zigzag